livre
comme l'air !

Bienvenue dans mon univers!
Le site web de Johanna Gleise,
romancière

ACTU DU MOMENT

JUIN 2026

« Il vaut mieux que j’accepte mon inadéquation, que je m’arrime à mon mystère. »

(Nastassja Martin, « Croire aux Fauves »)

Rencontres de l’été (juillet – août 2026)

JUILLET

Samedi 11 et dimanche 12 juillet, St Bonnet en Champsaur (05), Gymnase communal: salon du livre (samedi: 14h-18h, dimanche: 10h-18h). Infos auprès de la médiathèque (04 92 50 56 17)

AOÛT

Samedi 1er août, Le Bar-sur-Loup (06), chez Julie: rencontre chez l’habitante (à confirmer). Infos auprès de moi au 0610466881

Dimanche 2 août, Peyroules (04), salle polyvalente, 10h-18h: rencontres littéraires du Teillon (salon du livre)

Samedi 8 août, Rougon (04), 17h-21h: salon du livre « dédicaces à Rougon ». Infos auprès de Jean-Pierre Clair: 0685913158

Mercredi 19 août, St Martin de Castillon (84), La BifurK, soirée: immersion littéraire avec lectures en musique! (infos plus précises à venir)

Mercredi 26 / jeudi 27 / vendredi 28, Refuge du mont Viso (05), soirée: rodage de notre nouveau spectacle « Jusqu’au fond du monde », piano, romans et chansons pour explorer le fond de nos coeurs. Attention: lieu accessible uniquement à pied, réservation obligatoire au refuge pour le repas et la nuitée! Infos auprès de moi:0610466881

JOURNAL DE L’ECRIVAINE

Ce texte était dans ma « lettre de l’écrivaine » du mois de juin. Chaque mois, j’envoie des nouvelles à mes lecteurs, avec les infos sur les projets, les dates des prochaines rencontres, un extrait du journal de l’écrivaine, des inspirations et autres petites surprises… Si tu souhaites recevoir ces lettres, inscris-toi en deux clics ici! Tu peux te desincrire facilement à tout moment.

JUIN 2026

Tout plaquer et partir prendre le goûter

Juin, c’est généralement la période de l’année où la sollicitation sociale est à son maximum pour moi, et cette année n’a pas dérogé à la règle. Je n’arrive pas à y échapper. Je sais que la douceur créative reviendra, je patiente, je profite de l’agitation, de tout ce qu’il y a de bon. Et même si l’écrivaine bougonne un peu, comme ce n’est que du chaos joyeux, il n’y a vraiment pas de quoi se plaindre.

Donc en ce moment un peu partout et nulle part à la fois, je n’ai pas le temps de grand chose, même si je fais beaucoup. Il y a des plantes au milieu de mon jardin qui attendent d’être rempotées depuis un mois. Il y a ces petits bricolages à la maison que je n’arrive pas à prendre le temps de faire. Il y a mon saxophone qui n’est même pas ressorti de sa housse depuis la dernière résidence. Il y a l’écriture qui attend, les personnages qui commencent à s’impatienter, à s’éloigner de moi et peut-être à m’oublier? Il y a le livre audio qui est enfin terminé mais qui n’est pas prêt à sortir, qui est coincé dans un entre-deux où il semblerait pouvoir rester bloqué encore des mois. Il y a les cadeaux en retard pour les nombreux anniversaires de cette période. Il y a la forêt dans laquelle je n’ai plus mis les pieds depuis trois semaines. Il y a les choses qui s’entassent, qui s’accumulent, qui se remplissent, qui débordent, qui ne peuvent pas toutes se réaliser, qui te donnent l’impression de trop faire et pourtant de rater la moitié des choses.

Dans ces périodes où je me sens trop sollicitée et en mouvement, je me dis souvent: mais où est passé le temps? J’aimerais m’en rajouter un peu, mais hélas (ou heureusement) ce n’est pas possible! Alors je me dis qu’à défaut de rallonger le temps qui m’est donné, je pourrais le vider un peu, enlever des choses à faire, raccourcir la liste des « il y a », des « il faut », des « oui » à dire. Mais quand je regarde mon agenda de la semaine, je ne vois pas ce que je pourrais enlever. Alors bon, je prends tout. J’essaie de voir un peu plus loin que la semaine, de voir jusqu’à l’horizon qui s’aplatira enfin de nouveau. De ne pas regarder les choses à faire mais celles à vivre. Et, à défaut de ralentir le temps, ralentir juste mes objectifs. Prendre ce qui vient en ce moment, prendre l’agitation. Le calme fera son retour de lui-même, et ce qui en sortira sera sans doute nourri par tout ce qui a été emmagasiné dans ces moments de « trop ».

Bon… ça, c’est la voix de la sagesse. Bien sûr en pratique, c’est pas si facile! Déjà, il y a toujours l’envie d’en faire encore plus que ce que je fais déjà. Toutes les envies de l’été s’ajoutent à celles déjà en place et me donnent l’impression que je ne profite jamais assez des beaux jours, que le temps encore plus court que d’habitude va passer trop vite pour me laisser vivre tout ce que je voudrais, que la liste des choses à faire s’allonge à mesure que le temps dont je dispose pour les faire se rétracte. Une impression de frénésie pas toujours désagréable mais qui me jette dans une urgence permanence. Et l’urgence à vivre ne me semble jamais vraiment satisfaisable. Et comme je ne peux pas tout vivre, j’aurai toujours l’impression de rater plein de choses.

Ensuite il y a le réveil du monde. La « mondanité » est l’un des pires ennemis de l’écrivain! La sollicitation sociale me pousse toujours un peu trop hors de mes limites, et j’ai du mal à faire respecter mes frontières. L’effervescence de l’été, partout autour de moi, ne colle pas forcément avec ce dont j’ai besoin en ce moment, et ce qui me fait vraiment du bien. Il y a l’épuisement. La sensation de déséquilibre. De précipitation. D’être en apnée. De ne pas faire ce qui a vraiment du sens pour moi. D’être inadéquate à un tas de choses sans réussir à me justifier. Et face à ça, l’envie de trouver une tanière. De trouver une bonne raison de pouvoir dire non. Et, n’en trouvant pas, de pouvoir juste dire non, sans raison.

En général, depuis plusieurs années, cette période de trop-plein est marquée par un événement un peu radical qui y met et que j’adore sans pouvoir trop le dire: un weekend de juin, un weekend comme les autres rempli d’avance par des tas de plans, de propositions et de sollicitations différentes de tous les côtés, soudain, c’est le débordement. Le délicieux moment de l’éclatement. Ce weekend-là, avec une délectation particulière, je décide d’annuler sans raison tout ce qui était prévu. Je fais une place clandestine au vide. Je m’offre une tanière d’ombre, au moment où le soleil gouverne. Et dans la tanière, le temps volé au reste et relâché en secret reprend un rythme plus doux. Soudain, il ralentit. La liste des choses à faire cesse de s’allonger. L’impression de rater la moitié des choses devient joie à profiter de ce qui est là. L’équilibre revient. Tant pis pour les sollicitations. Désolée le monde. Il faut parfois juste disparaître. Ne pas être de la fête. Partir en promenade avec les fantômes. 

Sur le mur de ma salle de bain, il y a ce magnet qui m’inspire toujours une douce folie enfantine à réaliser sans mesure, sur lequel il est écrit: TOUT PLAQUER ET PARTIR PRENDRE LE GOÛTER. 🙂

HOURRA !

L’adaptation audio de Carpe Noctem est bouclée et achevée pour de bon! J’ai travaillé si longtemps dessus que j’ai du mal à y croire. Je suis impatiente de pouvoir le diffuser. Mais avant ça, il y a encore quelques étapes administratives et structurelles à finaliser, dont je ne mesure encore pas bien le poids et la longueur… J’espère, à défaut de le publier en juillet, pouvoir au moins t’annoncer du nouveau!

Par ici pour écouter les cinq extraits exclusifs!

« Cela seul s’appelle vivre l’expérience de l’art, qu’il s’agisse de comprendre ou de créer. Là, le temps ne peut servir de mesure, l’année ne compte pas, et dix ans ne sont rien. Être artiste veut dire ne pas calculer ni compter. Mûrir comme l’arbre qui ne hâte pas sa sève et qui, tranquille, se tient dans les tempêtes de printemps sans redouter qu’après elles puisse ne pas venir l’été. Il vient, de toute façon. Mais il vient seulement chez ceux qui, patients, sont là comme si l’éternité s’étendait devant eux, insoucieusement calme et ouverte. 

Je l’apprends tous les jours, je l’apprends auprès de douleurs envers lesquelles j’ai de la gratitude: la patience est tout. » 

(Lettres à un jeune poète)

Grande nouvelle pour Les Encerclés, mon tout premier roman qui fête ses 10 ans cette année!

Je peux maintenant enfin l’annoncer officiellement: ce roman sera publié l’année prochaine au format poche par les éditions Perles Rares!!! Une nouvelle aventure qui nous attend, dans laquelle j’ai très hâte de me plonger. Voilà près d’un an et demie que je me suis mise à chercher un éditeur, pour diffuser mes livres plus largement et le faire avec un partenaire. Par une histoire d’heureux concours de circonstances, de discussions et de connaissances (merci à Philippe, Jérôme puis Jean qui ont formé cette chaîne!!) j’ai pu rencontrer Gilles Vincent, le directeur des éditions Perles Rares. Il a tout de suite craqué sur les Encerclés et a choisi ce roman pour inaugurer sa collection Perle Poche l’année prochaine!

Cet automne on va retravailler le texte des Encerclés pour lui redonner un peu de fraîcheur et en avril 2027, ce sera donc le début d’une nouvelle aventure pour les Encerclés, Gilles et moi! Une aventure qui s’annonce incroyable, et qui devrait se poursuivre avec le reste de la trilogie. A suivre!!!!

Le tome 2 du Monde sous le monde est sorti le 12/12/2025 !

> commandez ici votre exemplaire ! <

> programme des rencontres <

Une Porte qui s’ouvre vers le monde d’en dessous et ses démons, nos démons. Cinq vies qui se croisent, cinq destins qui s’entremêlent. Un automne intense et mystérieux, au cœur des Alpes de Haute Provence, dans un monde en pleine métamorphose. Un mélange de réel et d’imaginaire, de démons et d’humanité, d’ouvertures et de frontières, d’aventure et de beauté…

Ouvrez la Porte par ici…

Romans multigenres adulte/jeune adulte, intenses et poétiques, imaginaires, philosophiques. Imprimés à Digne les Bains sur du papier recyclé, illustrés et reliés à la main par l’autrice.

 ♥ VOS MOTS SONT SI BEAUX ♥

« Des personnages à la fois singuliers et auxquels on peut s’identifier, des projections de terrain dans nos belles montagnes, de la poésie, du questionnement à la fois actuel et très philosophique, de l’amour…
Cela émeut, cela interroge, cela révolte, cela fait rêver, voyager, imaginer, vivre un automne un peu différemment. »
Clément, lecteur
 
 
 
 

« On est au delà du fantastique, de l’imagination, de la description de l’action ou d’un nouveau monde. On est au profond du ressenti. On plonge à l’intérieur de ce truc étonnant et effrayant qu’est un être humain au moment où il se pose des questions sur ses propres actions. On ouvre une porte sur le monde volcanique de la pensée humaine. Unique. »

Jean Darot, auteur, éditeur et lecteur

« Je n’ai jamais vécu une aussi belle expérience de lecture. » Léa, lectrice

« ça faisait longtemps qu’un roman ne m’avait pas tenue éveillée comme ça! »

Alexia, lectrice

« Johanna Gleise est libre; cette liberté se prolonge par une écriture belle, fluide, généreuse et l’autorise à des audaces littéraires qui, loin de heurter, enchantent le récit et l’enracinent dans notre monde.
Ce livre est de ces ouvrages que l’on garde dans sa bibliothèque, de ces ouvrages que l’on annote afin d’en relire des passages, voire des chapitres entiers ! Il est de ces ouvrages si riches que l’on relit parce que l’on sait qu’ils portent en eux quelque chose de nous-mêmes, qu’il nous faut découvrir. »
Rémy Hatier, auteur et lecteur

« Tu écris la part secrète des âmes diluées dans le chaos. J’aime ta poétique poignante, tranchante et bouleversante. Dans les temps froissés de cet automne j’aime entendre ton chant parmi les doutes et les fêlures. »

Hélène, lectrice et animatrice d’atelier d’écriture

les étoiles sont derrière les murs

Notre dernière tournée en pianovélo s’est terminée début avril. Pendant deux semaines, « les étoiles sont derrière les murs » ont voyagé à vélo du centre de Paris aux portes de l’Yonne, de l’imposante locomotive des Frigos au paisible village de Blennes, en passant par les lumineuses Serres de Beaudreville et une jolie boutique d’Opticiens, par les villes la Seine et les forêts. Seulement six représentations, un rythme enfin tranquille, et plein de belles rencontres, de découvertes et paysages au fil de la route. Merci à tous nos accueillants et aux personnes qui sont venues voir notre spectacle! Quelques photos, paysages, contrastes à voir ici.

Et Découvrez aussi…

Mon carnet de tournée, entre arts et voyages… à écouter gratuitement!

Ma première trilogie

fête ses 10 ANS cette année !

Mon premier roman!

Sorti en mars 2016!

Roman adolescent, révolté, qui monte en puissance, rempli de doutes et de questions, de fureur de vivre, d’élan de liberté…

par ici pour le (re)découvrir

Cueille la nuit !

Sorti en 2018… AVANT les Gilets Jaunes!!

Action, adrénaline et questions sociales/politiques. Roman de révolte et d’humanité qui nous plonge dans un combat effréné pour la liberté, en plein coeur des « Basses Alpes ».

Il sera publié en livre audio en 2026!

par ici pour le (re)découvrir

Le dernier de la trilogie !

Sorti en 2022, après 4 ans de travail!

Roman psychologique et policier, mêlant enquête et introspection, quête de soi et action, doutes et basculements, amours, déconstructions et révolutions intérieures…

par ici pour le (re)découvrir

Interview avec Pierre Nicolas (Haute Provence Info) à propos de la trilogie:

 

Rencontre littéraire chez vous

Vous invitez du monde chez vous, et je viens avec mes livres pour faire connaissance. L’idée est de mélanger rencontre littéraire et convivialité. De mettre un peu de quotidien dans la littérature, et un peu de poésie dans le quotidien. On choisit ensemble la date et la formule qui nous ira: brunch, goûter, apéritif, repas, soirée, petit-déjeuner, pique-nique, tout est possible! Je préconise au moins une dizaine de convives. La rencontre est une présentation de mes romans agrémentée d’échanges autour de la création littéraire, des méthodes d’écriture et de la vie d’écrivain, mais aussi de lectures d’extraits. Mon déplacement chez vous est gratuit, mais si vous habitez loin, je pourrais apprécier d’être hébergée un soir! Un exemplaire du roman vous sera offert pour vous remercier de contribuer à le diffuser.

Si l’idée vous intéresse, et même si vous ne savez pas comment vous y prendre, n’hésitez pas à me contacter au 0610466881 ou par mail: johanna.gleise@gmail.com

Si vous connaissez un lieu près de chez vous susceptible de me recevoir pour une rencontre (bibliothèque, lieu associatif ou culturel, café, ou chez votre voisin…) je suis preneuse de contacts, partout en France!

Ce sont nos liens qui tissent ma toile.  Alors merci, de tout cœur!

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Romancière de 33 ans habitant à Seyne, dans les Alpes de Haute Provence, j’explore l’être humain et l’intensité de la vie dans des romans passionnés qui transportent autant qu’ils questionnent.

Par enthousiasme et liberté, j’écris hors des genres cloisonnés, dans des formes qui jouent avec leurs récits, et façonne chaque livre comme un objet d’artisanat. Mes romans sont imprimés à Digne les Bains par l’imprimerie Arc en Ciel, sur du papier recyclé. Je les illustre, les conçois et les perfore moi-même avant de relier chaque exemplaire à la main (par reliure japonaise) ce qui en fait des objets d’art personnels, durables et vivants.

Ayant toujours voulu être « artisane d’histoire », j’ai choisi très tôt d’en faire mon métier, d’y consacrer la majeure partie de mon temps et d’assurer moi-même la diffusion de mes romans. J’ai publié cinq romans en autoédition indépendante depuis 2016.

Découvrez ici le blog de la littérature dans les Alpes de Haute Provencealimenté par Florence Bellon et foisonnant d’articles sur les auteurs du 04.

Qui suis-je ?

C’est toujours difficile d’écrire quelque chose dans une section « qui suis-je ».

Premièrement, je me suis rendu compte que j’avais besoin de rafraîchir cette section régulièrement. Au moment où j’écris ces lignes nous sommes en janvier 2025, et le texte que je viens d’effacer pour écrire celui-ci à la place datait de deux ans: il n’était plus vraiment à jour, même s’il ne racontait rien de faux sur moi. La photo elle-même n’est pas la plus récente, elle date de 2015, mais je l’aime bien. Elle a été prise au Japon lors de mon premier voyage là-bas, dans un musée d’art contemporain des environs de Tsuyama. J’avais 22 ans, j’avais les cheveux courts, je portais mes lunettes rouges et cette veste jaune imperméable, « Phoenix », que j’avais achetée à Tokyo au début du voyage. J’étais en couple avec Samuel, on travaillait ensemble comme aides-gardien au refuge de l’Estrop l’été, et le reste du temps, on voyageait au Japon. Et j’écrivais. J’allais bientôt publier mon premier roman, « Les Encerclés », et faire mes premiers pas dans l’autoédition. Je venais de terminer mon master de philosophie à la fac d’Aix en Provence et j’avais pris un virage décisif, de ceux que tu ne peux faire qu’avec les tripes: j’avais décidé de sortir complètement du milieu universitaire pour être saisonnière et écrivaine. Moitié à la montagne et dans la sueur, moitié dans le rêve et l’écriture.

J’ai souvent eu un pied entre deux choses. Les activités physiques de plein air d’un côté et le travail intellectuel de l’autre. Se sentir animal mais analyser beaucoup. Être dans l’action mais aimer aussi la contemplation, la flânerie. Chercher l’aventure et le mouvement mais avoir besoin d’immobilité et de sédentarité. Au restaurant j’ai souvent du mal à choisir ce que je veux manger. Je peux hésiter une heure entre deux pulls à mettre un matin. Et à l’inverse prendre un grand virage dans ma vie d’un seul coup, à peu près sans aucune crainte ni hésitation. Passer de l’amour exclusif et fusionnel au polyamour et inversement! Ca me vient peut-être de mon signe, balance ascendant gémeaux!! J’ai parfois du mal à trancher, à avoir un avis franc, à choisir entre deux choses. J’aime la nuance, les incertitudes, la multiplicité, la pluralité, mais aussi les absolus, les évidences qui te viennent du corps, la solidité face à tout ce (et tous ceux) qui essaient de te faire tanguer. J’aime à la fois les choses bien affirmées et celles qu’on n’arrive pas à saisir. J’aime l’intensité mais aussi les choses qui durent. L’idéal étant de pouvoir combiner les deux, là encore. J’aime le format long, c’est pour ça que j’écris des romans et non des nouvelles. J’aime les relations longues, les flammes qui s’entretiennent, les choses qui tiennent. Et parfois aussi, inévitablement, celles qui lâchent.

Certains ayant lu « Le monde sous le monde », en lisant ça penseront peut-être au personnage de Ren. Oui je suis un peu « Ren », mais je suis aussi un peu chacun de mes personnages, de tous mes personages. Je suis un peu Gina, un peu Iris, un peu Icare, un peu Léopold, un peu Phénix, un peu Pamela, un peu Sélène……. Ce que je trouve essentiel dans l’écriture de la fiction, c’est qu’elle développe notre capacité d’empathie. Quand on lit un livre, mais plus encore quand on l’écrit, on est obligé d’être capable de se mettre à la place de quelqu’un d’autre.

J’aime écrire des histoires, j’aime la vie, j’aime écrire des histoires qui aiment la vie, la vie dans toute sa fureur, son intensité, ses couleurs. « Plutôt la vie », écrivait André Breton dans son poème. Je serai toujours du côté du « Plutôt la vie ». Même dans ses ombres et ses ténèbres. J’aime écrire des histoires où il y a assez de ténèbres pour nous faire mieux goûter la lumière. J’aime l’idée que l’on peut tout traverser, et mieux, tout sublimer. Que les épreuves nous renforcent et nous font grandir.

Je suis positive, optimiste, insouciante, joyeuse malgré moi. Ca me vient peut-être de mon prénom, Johanna, dans lequel il y a « joie ». J’aime les rencontres, les imprévus, l’aventure, le changement. J’aime manger, faire du sport, écouter de la musique, m’amuser, être seule, être amoureuse. J’aime le vent, les éléments, la poésie, les discussions de comptoir. J’aime créer, peut-être par-dessus tout. Je crois que l’une des phrases que je dis le plus souvent c’est « j’ai envie de faire ça ».

Je suis infiniment reconnaissante envers mes parents qui m’ont offert une base saine et solide sur laquelle construire ma vie, une enfance avec beaucoup d’amour, d’insouciance, de sécurité. Qui ont su me donner la matière pour développer mon imagination, qui m’ont donné une santé robuste et le goût des relations saines.

Aujourd’hui dix ans me séparent de cette photo, de cet après-midi pluvieux passé dans ce musée des environs de Tsuyama dont je ne me rappelle plus le nom, en compagnie de notre hôte Hirono et de sa mère, une grande peintre qui avait près de 80 ans dont j’ai oublié aussi le nom. Aujourd’hui j’ai les cheveux longs, des lunettes rondes, j’ai toujours cette veste « Phoenix » mais je ne la porte plus, et je rêve de retourner une troisième fois au Japon. Je vis toujours à Seyne mais j’ai changé de maison, j’habite avec Jérôme mon deuxième grand amour, et ma chatte Yuki. Je ne travaille plus dans un refuge de montagne mais sur les marchés, et je continue d’écrire. J’en suis à mon cinquième roman.

 Je mesure tout ce qui a changé, tout ce qui change en dix ans de vie, et à quel point le « qui suis-je » d’aujourd’hui est différent du « qui suis-je » d’avant, mais je mesure aussi tout ce qui est semblable. Le vrai « qui suis-je », c’est peut-être ce qui reste à travers les changements? Beaucoup de choses changent, certaines restent. Lesquelles disent vraiment de nous ce que nous sommes, je ne sais pas.

 En tout cas depuis que je sais écrire, je ne me suis jamais connue autrement que « en train d’écrire un roman ». J’ai toujours un roman sur le feu. Voilà ce que je suis en tout temps de ma vie, c’est certain: quelqu’un en train d’écrire une histoire. Et une vie c’est comme une histoire, ça se construit et se déstructure en même temps qu’on l’écrit. 🙂

Je serais ravie de répondre à vos questions, commentaires, propositions de projets si vous souhaitez m'écrire.
Si vous avez lu mes romans, n'hésitez pas à me faire part de vos ressentis!

Plutôt ce coeur à cran d'arrêt
que cette mare aux murmures
PLUTÔT LA VIE