livre
comme l'air !

Bienvenue dans mon univers!
Le site web de Johanna Gleise,
romancière

ACTU DU MOMENT

JUILLET 2026

« Cette formidable chrysalide qu’on appelle l’univers tressaille éternellement de sentir à la fois agoniser la chenille et s’éveiller le papillon. »

(Victor Hugo, « Philosophie, commencement d’un livre »)

Rencontres de l’été (juillet – août 2026)

JUILLET

Samedi 11 et dimanche 12 juillet, St Bonnet en Champsaur (05), Gymnase communal: salon du livre (samedi: 14h-18h, dimanche: 10h-18h). Infos auprès de la médiathèque (04 92 50 56 17)

AOÛT

Samedi 8 août, Rougon (04), 17h-21h: fête du livre « dédicaces à Rougon ». Infos auprès de Jean-Pierre Clair: 0685913158

Mercredi 19 août, St Martin de Castillon (84), bistro La BifurK, 21h: Soirée littéraire cozy. Immersion sonore mêlant lectures de textes et ambiances musicales. A écouter sous les étoiles, confortablement installées à la terrasse de la Bifurk, en sirotant un verre! (env 40 min / entrée libre, participation au chapeau / public adulte). Suivi d’un temps d’échanges et de dédicaces. Infos et réservation auprès de Julie (0676147111)

Mercredi 26 / jeudi 27 / vendredi 28, Refuge du Viso (05), soirée: « monstration » de notre nouveau spectacle en cours de création, « Jusqu’au fond du monde », piano, romans et chansons pour explorer le fond de nos coeurs. Chaque soir, après le dîner. Entrée libre. Attention: lieu situé à 2460 m d’altitude accessible uniquement à pied (2h30 de marche), réservation obligatoire au refuge pour le repas et la nuitée! 0492468181

JOURNAL DE L’ECRIVAINE

Ce texte était dans ma « lettre de l’écrivaine » du mois de juillet. Chaque mois, j’envoie des nouvelles à mes lecteurs, avec les infos sur les projets, les dates des prochaines rencontres, un extrait du journal de l’écrivaine, des inspirations et autres petites surprises… Si tu souhaites recevoir ces lettres, inscris-toi en deux clics ici! Tu peux te désincrire facilement à tout moment.

JUILLET 2026

Avant les papillons

Il y a les sommets, le haut des vagues, la lumière, l’énergie haute, et de l’autre côté le fond des gouffres, les creux des vagues, l’obscurité, l’énergie basse. Ces phases opposées de la vie s’alternent, se chassent et s’équilibrent. J’aime beaucoup cette représentation yin-yang de la vie à laquelle je m’accroche souvent, mais dans ce symbole bien clair fait de noir et de blanc, quelque chose m’interpelle: où est le gris? Entre les deux phases bien nettes, entre les creux et les sommets, il y a aussi des situations hybrides, pas bien claires, nouées de contradictions.

En ce moment je me sens justement dans une situation de gris, un peu brouillon. Je ne suis pas dans une phase de puissance, sans pour autant être dans un moment négatif. En tant que femme j’ai du mal à définir mes envies, et en tant qu’écrivaine j’ai du mal à trouver ma place. Je me remets en question, sans pour autant me dire que c’est la crise. Je suis très heureuse et soulagée de l’ouverture apportée par l’arrivée d’un éditeur, mais pour l’instant il n’y a rien à faire qu’attendre et patienter. J’ai choisi un métier difficile, mais je n’ai pas l’adversité pour aller au combat et je ne vois pas d’échappatoire, d’option facile, d’option « douceur »… Je ne peux qu’attendre que ça passe, que le gris tourne.

Dans un monde où on apprend à penser avec des cases, où chaque chose a une place précise, où les idées doivent être bien définies, ces périodes de trouble, de flou, d’indécision, d’attente, d’incertitude et de confusion sont difficiles à appréhender.

Je me dis qu’il faut se laisser tranquille. Laisser couler. Reconnaître le gris comme une phase à part entière, un moment qui n’est pas étanche, pas homogène, pas net, où les contours des choses sont flous, un moment difficile à saisir mais qui a beaucoup à m’apprendre. Victor Hugo écrivait: Rien ne s’amalgame, tout s’équilibre, rien ne stagne, tout gravite, l’interstice est la loi de l’être. Je me répète que, tout comme les autres, cet interstice aussi passera. Tout s’écoule, même le gris.

Dans ces moments, je pense beaucoup à mes personnages du Monde sous le monde qui traversent tous, chacun à leur manière, ce genre de flou dans un monde lui aussi en pleine métamorphose. Je pense à Icare qui a l’impression de tout rater, à Ren qui ne se sent à sa place nulle part. Je pense à Gina et à son appel de l’ailleurs, je pense à Iris et à sa situation d’inaccomplissement. Je pense aussi à Léopold qui se retrouve dans une situation de « brouillard », d’identité difficile à saisir. Les écrivains eux aussi connaissent le gris de l’existence, les moments de flottement.

Ce flou, en réalité, c’est celui de la mutation. Ces flottements sont inconfortables mais ils nous aident à préciser quelque chose qui avait besoin de l’être, à redéfinir nos envies, à faire le tri dans notre tête, à remettre de l’ordre, revoir nos priorités, repenser nos projets. Ils nous obligent à nous réinventer.

En ce moment, embuée dans mon gris de l’existence, je me dis alors: quelque chose de moi a besoin d’être réinventé. Je ne sais pas ce que c’est, mais je le comprendrai sûrement quand la métamorphose aura eu lieu.

Et à cette idée, le gris passe mieux, prend une teinte différente. C’est le gris de l’irrésolu qui fait éclore la clarté. C’est le gris de la chrysalide, du cocon. Le gris qui entoure la chenille, avant le papillon.

HOURRA !

L’adaptation audio de Carpe Noctem est bouclée et achevée pour de bon! J’ai travaillé si longtemps dessus que j’ai du mal à y croire. Je suis impatiente de pouvoir le diffuser. Mais avant ça, il y a encore quelques étapes administratives et structurelles à finaliser, dont je ne mesure encore pas bien le poids et la longueur… J’espère, à défaut de le publier en juillet, pouvoir au moins t’annoncer du nouveau!

Par ici pour écouter les cinq extraits exclusifs!

« Cela seul s’appelle vivre l’expérience de l’art, qu’il s’agisse de comprendre ou de créer. Là, le temps ne peut servir de mesure, l’année ne compte pas, et dix ans ne sont rien. Être artiste veut dire ne pas calculer ni compter. Mûrir comme l’arbre qui ne hâte pas sa sève et qui, tranquille, se tient dans les tempêtes de printemps sans redouter qu’après elles puisse ne pas venir l’été. Il vient, de toute façon. Mais il vient seulement chez ceux qui, patients, sont là comme si l’éternité s’étendait devant eux, insoucieusement calme et ouverte. 

Je l’apprends tous les jours, je l’apprends auprès de douleurs envers lesquelles j’ai de la gratitude: la patience est tout. » 

(Lettres à un jeune poète)

Grande nouvelle pour Les Encerclés, mon tout premier roman qui fête ses 10 ans cette année!

Je peux maintenant enfin l’annoncer officiellement: ce roman sera publié l’année prochaine au format poche par les éditions Perles Rares!!! Une nouvelle aventure qui nous attend, dans laquelle j’ai très hâte de me plonger. Voilà près d’un an et demie que je me suis mise à chercher un éditeur, pour diffuser mes livres plus largement et le faire avec un partenaire. Par une histoire d’heureux concours de circonstances, de discussions et de connaissances (merci à Philippe, Jérôme puis Jean qui ont formé cette chaîne!!) j’ai pu rencontrer Gilles Vincent, le directeur des éditions Perles Rares. Il a tout de suite craqué sur les Encerclés et a choisi ce roman pour inaugurer sa collection Perle Poche l’année prochaine!

Cet automne on va retravailler le texte des Encerclés pour lui redonner un peu de fraîcheur et en avril 2027, ce sera donc le début d’une nouvelle aventure pour les Encerclés, Gilles et moi! Une aventure qui s’annonce incroyable, et qui devrait se poursuivre avec le reste de la trilogie. A suivre!!!!

Le tome 2 du Monde sous le monde est sorti le 12/12/2025 !

> commandez ici votre exemplaire ! <

> programme des rencontres <

Une Porte qui s’ouvre vers le monde d’en dessous et ses démons, nos démons. Cinq vies qui se croisent, cinq destins qui s’entremêlent. Un automne intense et mystérieux, au cœur des Alpes de Haute Provence, dans un monde en pleine métamorphose. Un mélange de réel et d’imaginaire, de démons et d’humanité, d’ouvertures et de frontières, d’aventure et de beauté…

Ouvrez la Porte par ici…

Romans multigenres adulte/jeune adulte, intenses et poétiques, imaginaires, philosophiques. Imprimés à Digne les Bains sur du papier recyclé, illustrés et reliés à la main par l’autrice.

 ♥ VOS MOTS SONT SI BEAUX ♥

« Des personnages à la fois singuliers et auxquels on peut s’identifier, des projections de terrain dans nos belles montagnes, de la poésie, du questionnement à la fois actuel et très philosophique, de l’amour…
Cela émeut, cela interroge, cela révolte, cela fait rêver, voyager, imaginer, vivre un automne un peu différemment. »
Clément, lecteur
 
 
 
 

« On est au delà du fantastique, de l’imagination, de la description de l’action ou d’un nouveau monde. On est au profond du ressenti. On plonge à l’intérieur de ce truc étonnant et effrayant qu’est un être humain au moment où il se pose des questions sur ses propres actions. On ouvre une porte sur le monde volcanique de la pensée humaine. Unique. »

Jean Darot, auteur, éditeur et lecteur

« Je n’ai jamais vécu une aussi belle expérience de lecture. » Léa, lectrice

« ça faisait longtemps qu’un roman ne m’avait pas tenue éveillée comme ça! »

Alexia, lectrice

« Johanna Gleise est libre; cette liberté se prolonge par une écriture belle, fluide, généreuse et l’autorise à des audaces littéraires qui, loin de heurter, enchantent le récit et l’enracinent dans notre monde.
Ce livre est de ces ouvrages que l’on garde dans sa bibliothèque, de ces ouvrages que l’on annote afin d’en relire des passages, voire des chapitres entiers ! Il est de ces ouvrages si riches que l’on relit parce que l’on sait qu’ils portent en eux quelque chose de nous-mêmes, qu’il nous faut découvrir. »
Rémy Hatier, auteur et lecteur

« Tu écris la part secrète des âmes diluées dans le chaos. J’aime ta poétique poignante, tranchante et bouleversante. Dans les temps froissés de cet automne j’aime entendre ton chant parmi les doutes et les fêlures. »

Hélène, lectrice et animatrice d’atelier d’écriture

les étoiles sont derrière les murs

Notre dernière tournée en pianovélo s’est terminée début avril. Pendant deux semaines, « les étoiles sont derrière les murs » ont voyagé à vélo du centre de Paris aux portes de l’Yonne, de l’imposante locomotive des Frigos au paisible village de Blennes, en passant par les lumineuses Serres de Beaudreville et une jolie boutique d’Opticiens, par les villes la Seine et les forêts. Seulement six représentations, un rythme enfin tranquille, et plein de belles rencontres, de découvertes et paysages au fil de la route. Merci à tous nos accueillants et aux personnes qui sont venues voir notre spectacle! Quelques photos, paysages, contrastes à voir ici.

Et Découvrez aussi…

Mon carnet de tournée, entre arts et voyages… à écouter gratuitement!

Ma première trilogie

fête ses 10 ANS cette année !

Mon premier roman!

Sorti en mars 2016!

Roman adolescent, révolté, qui monte en puissance, rempli de doutes et de questions, de fureur de vivre, d’élan de liberté…

par ici pour le (re)découvrir

Cueille la nuit !

Sorti en 2018… AVANT les Gilets Jaunes!!

Action, adrénaline et questions sociales/politiques. Roman de révolte et d’humanité qui nous plonge dans un combat effréné pour la liberté, en plein coeur des « Basses Alpes ».

Il sera publié en livre audio en 2026!

par ici pour le (re)découvrir

Le dernier de la trilogie !

Sorti en 2022, après 4 ans de travail!

Roman psychologique et policier, mêlant enquête et introspection, quête de soi et action, doutes et basculements, amours, déconstructions et révolutions intérieures…

par ici pour le (re)découvrir

Interview avec Pierre Nicolas (Haute Provence Info) à propos de la trilogie:

 

Rencontre littéraire chez vous

Vous invitez du monde chez vous, et je viens avec mes livres pour faire connaissance. L’idée est de mélanger rencontre littéraire et convivialité. De mettre un peu de quotidien dans la littérature, et un peu de poésie dans le quotidien. On choisit ensemble la date et la formule qui nous ira: brunch, goûter, apéritif, repas, soirée, petit-déjeuner, pique-nique, tout est possible! Je préconise au moins une dizaine de convives. La rencontre est une présentation de mes romans agrémentée d’échanges autour de la création littéraire, des méthodes d’écriture et de la vie d’écrivain, mais aussi de lectures d’extraits. Mon déplacement chez vous est gratuit, mais si vous habitez loin, je pourrais apprécier d’être hébergée un soir! Un exemplaire du roman vous sera offert pour vous remercier de contribuer à le diffuser.

Si l’idée vous intéresse, et même si vous ne savez pas comment vous y prendre, n’hésitez pas à me contacter au 0610466881 ou par mail: johanna.gleise@gmail.com

Si vous connaissez un lieu près de chez vous susceptible de me recevoir pour une rencontre (bibliothèque, lieu associatif ou culturel, café, ou chez votre voisin…) je suis preneuse de contacts, partout en France!

Ce sont nos liens qui tissent ma toile.  Alors merci, de tout cœur!

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Romancière de 33 ans habitant à Seyne, dans les Alpes de Haute Provence, j’explore l’être humain et l’intensité de la vie dans des romans passionnés qui transportent autant qu’ils questionnent.

Par enthousiasme et liberté, j’écris hors des genres cloisonnés, dans des formes qui jouent avec leurs récits, et façonne chaque livre comme un objet d’artisanat. Mes romans sont imprimés à Digne les Bains par l’imprimerie Arc en Ciel, sur du papier recyclé. Je les illustre, les conçois et les perfore moi-même avant de relier chaque exemplaire à la main (par reliure japonaise) ce qui en fait des objets d’art personnels, durables et vivants.

Ayant toujours voulu être « artisane d’histoire », j’ai choisi très tôt d’en faire mon métier, d’y consacrer la majeure partie de mon temps et d’assurer moi-même la diffusion de mes romans. J’ai publié cinq romans en autoédition indépendante depuis 2016.

Découvrez ici le blog de la littérature dans les Alpes de Haute Provencealimenté par Florence Bellon et foisonnant d’articles sur les auteurs du 04.

Qui suis-je ?

C’est toujours difficile d’écrire quelque chose dans une section « qui suis-je ».

Premièrement, je me suis rendu compte que j’avais besoin de rafraîchir cette section régulièrement. Au moment où j’écris ces lignes nous sommes en janvier 2025, et le texte que je viens d’effacer pour écrire celui-ci à la place datait de deux ans: il n’était plus vraiment à jour, même s’il ne racontait rien de faux sur moi. La photo elle-même n’est pas la plus récente, elle date de 2015, mais je l’aime bien. Elle a été prise au Japon lors de mon premier voyage là-bas, dans un musée d’art contemporain des environs de Tsuyama. J’avais 22 ans, j’avais les cheveux courts, je portais mes lunettes rouges et cette veste jaune imperméable, « Phoenix », que j’avais achetée à Tokyo au début du voyage. J’étais en couple avec Samuel, on travaillait ensemble comme aides-gardien au refuge de l’Estrop l’été, et le reste du temps, on voyageait au Japon. Et j’écrivais. J’allais bientôt publier mon premier roman, « Les Encerclés », et faire mes premiers pas dans l’autoédition. Je venais de terminer mon master de philosophie à la fac d’Aix en Provence et j’avais pris un virage décisif, de ceux que tu ne peux faire qu’avec les tripes: j’avais décidé de sortir complètement du milieu universitaire pour être saisonnière et écrivaine. Moitié à la montagne et dans la sueur, moitié dans le rêve et l’écriture.

J’ai souvent eu un pied entre deux choses. Les activités physiques de plein air d’un côté et le travail intellectuel de l’autre. Se sentir animal mais analyser beaucoup. Être dans l’action mais aimer aussi la contemplation, la flânerie. Chercher l’aventure et le mouvement mais avoir besoin d’immobilité et de sédentarité. Au restaurant j’ai souvent du mal à choisir ce que je veux manger. Je peux hésiter une heure entre deux pulls à mettre un matin. Et à l’inverse prendre un grand virage dans ma vie d’un seul coup, à peu près sans aucune crainte ni hésitation. Passer de l’amour exclusif et fusionnel au polyamour et inversement! Ca me vient peut-être de mon signe, balance ascendant gémeaux!! J’ai parfois du mal à trancher, à avoir un avis franc, à choisir entre deux choses. J’aime la nuance, les incertitudes, la multiplicité, la pluralité, mais aussi les absolus, les évidences qui te viennent du corps, la solidité face à tout ce (et tous ceux) qui essaient de te faire tanguer. J’aime à la fois les choses bien affirmées et celles qu’on n’arrive pas à saisir. J’aime l’intensité mais aussi les choses qui durent. L’idéal étant de pouvoir combiner les deux, là encore. J’aime le format long, c’est pour ça que j’écris des romans et non des nouvelles. J’aime les relations longues, les flammes qui s’entretiennent, les choses qui tiennent. Et parfois aussi, inévitablement, celles qui lâchent.

Certains ayant lu « Le monde sous le monde », en lisant ça penseront peut-être au personnage de Ren. Oui je suis un peu « Ren », mais je suis aussi un peu chacun de mes personnages, de tous mes personages. Je suis un peu Gina, un peu Iris, un peu Icare, un peu Léopold, un peu Phénix, un peu Pamela, un peu Sélène……. Ce que je trouve essentiel dans l’écriture de la fiction, c’est qu’elle développe notre capacité d’empathie. Quand on lit un livre, mais plus encore quand on l’écrit, on est obligé d’être capable de se mettre à la place de quelqu’un d’autre.

J’aime écrire des histoires, j’aime la vie, j’aime écrire des histoires qui aiment la vie, la vie dans toute sa fureur, son intensité, ses couleurs. « Plutôt la vie », écrivait André Breton dans son poème. Je serai toujours du côté du « Plutôt la vie ». Même dans ses ombres et ses ténèbres. J’aime écrire des histoires où il y a assez de ténèbres pour nous faire mieux goûter la lumière. J’aime l’idée que l’on peut tout traverser, et mieux, tout sublimer. Que les épreuves nous renforcent et nous font grandir.

Je suis positive, optimiste, insouciante, joyeuse malgré moi. Ca me vient peut-être de mon prénom, Johanna, dans lequel il y a « joie ». J’aime les rencontres, les imprévus, l’aventure, le changement. J’aime manger, faire du sport, écouter de la musique, m’amuser, être seule, être amoureuse. J’aime le vent, les éléments, la poésie, les discussions de comptoir. J’aime créer, peut-être par-dessus tout. Je crois que l’une des phrases que je dis le plus souvent c’est « j’ai envie de faire ça ».

Je suis infiniment reconnaissante envers mes parents qui m’ont offert une base saine et solide sur laquelle construire ma vie, une enfance avec beaucoup d’amour, d’insouciance, de sécurité. Qui ont su me donner la matière pour développer mon imagination, qui m’ont donné une santé robuste et le goût des relations saines.

Aujourd’hui dix ans me séparent de cette photo, de cet après-midi pluvieux passé dans ce musée des environs de Tsuyama dont je ne me rappelle plus le nom, en compagnie de notre hôte Hirono et de sa mère, une grande peintre qui avait près de 80 ans dont j’ai oublié aussi le nom. Aujourd’hui j’ai les cheveux longs, des lunettes rondes, j’ai toujours cette veste « Phoenix » mais je ne la porte plus, et je rêve de retourner une troisième fois au Japon. Je vis toujours à Seyne mais j’ai changé de maison, j’habite avec Jérôme mon deuxième grand amour, et ma chatte Yuki. Je ne travaille plus dans un refuge de montagne mais sur les marchés, et je continue d’écrire. J’en suis à mon cinquième roman.

 Je mesure tout ce qui a changé, tout ce qui change en dix ans de vie, et à quel point le « qui suis-je » d’aujourd’hui est différent du « qui suis-je » d’avant, mais je mesure aussi tout ce qui est semblable. Le vrai « qui suis-je », c’est peut-être ce qui reste à travers les changements? Beaucoup de choses changent, certaines restent. Lesquelles disent vraiment de nous ce que nous sommes, je ne sais pas.

 En tout cas depuis que je sais écrire, je ne me suis jamais connue autrement que « en train d’écrire un roman ». J’ai toujours un roman sur le feu. Voilà ce que je suis en tout temps de ma vie, c’est certain: quelqu’un en train d’écrire une histoire. Et une vie c’est comme une histoire, ça se construit et se déstructure en même temps qu’on l’écrit. 🙂

Je serais ravie de répondre à vos questions, commentaires, propositions de projets si vous souhaitez m'écrire.
Si vous avez lu mes romans, n'hésitez pas à me faire part de vos ressentis!

Plutôt ce coeur à cran d'arrêt
que cette mare aux murmures
PLUTÔT LA VIE